Il le fit

On m’a dit qu’il existait un coin de paradis que Dieu lui-même avait permis.

Une échappée belle nichée en plein cœur d’un authentique pays. 

Un lieu accueillant où le temps est bon, suspendu, féerique de jour comme de nuit.

Agrippé à ma monture, je suis parti à sa rencontre enthousiaste sûr d’entrevoir le travail du divin. 

Plus j’approchais, plus le mistral me portait, suffisant pour rafraîchir l’atmosphère où le soleil baignait. 

Saisis par une véritable palette de couleur, je marquais un temps d’arrêt et me laissait enivré par le vert, le jaune, le bleu, le violet.

Je humais l’air, mes cinq sens en ébullition, je percevais des parfums de lavandes, thym et romarin typiques de la saison. 

Je n’avais qu’une hâte à présent, dévaler les derniers mètres qui me séparaient de cet écrin, et me délecter de chocolat, picodon, 

pêches, abricots et vins. 

Arrivé sur site, le décor pittoresque est plaisant, envoutant. Les pierres murales ou pavées marquent l’histoire et l’œuvre du temps.

On se prend à aimer se perdre dans les dédales de ruelles à la recherche de façades colorées, tout en gardant comme point de repère l’horloge sur le clocher. 

Dans la quiétude matinale, je repère ces commerces mettant en lumière plusieurs savoir-faire.

Un artisanat où les mains se font la part belle, façonnant de leurs acquis ancestraux, terre cuite, céramique et pot. 

Dans ce village qui m’a déjà conquis, on me dit de revenir un vendredi, le jour où tout le monde se réunit. 

À ce moment précis, je tourne la tête vers cette rue transversale, saisie par un rayon de lumière quasi astrale. 

Je prends note et je promis, levant mes yeux vers celui qui le fit. 

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